LE CLOS DE LA VIOLETTE
Quand les Marseillais se réjouissent de la sortie du Michelin 2008 qui donne trois étoiles à Gérald Passédat, les aixois, eux, ne comprennent pas ce qui leur arrive! Le Clos de la Violette, qui affiche deux macarons depuis 1999, vient d'en perdre une! Un coup dur pour l'office du tourisme: une étoile donc pour le Clos de la Violette et une pour la table de Pierre Reboul, c'est peu pour une ville dont le festival d'été attire une clientèle haut de gamme. Mais c'est surtout une décision totalement incompréhensible pour un établissement reconnu depuis 1982, entièrement rénové avec goût en 2006 et dont le propriétaire Jean-Marc Banzo n'a pas changé. Chef étoilé à 26 ans, ce dernier poursuit inlassablement une quête de la qualité et de la perfection. Rassurons les aixois et les gastronomes, Le Clos de la Violette reste une référence. La cuisine de Banzo, mélange de traditions provençales et de créativité, est toujours au firmament. Le loup braisé accompagné de blettes et de jambon Jabugo est une des meilleurs recettes de ce produit phare de la gastronomie régionale. Ses ris de veau poêlés assortis de pommes de terre et de purée à la truffe blanche font toujours se déplacer les amateurs de ce plat délicat. Dès lors, les raisons de ce déclassement sont à chercher ailleurs. L'explication semble assez simple, la seconde table de Jean-Marc Banzo lancée il y a tout juste un an à Cassis est, elle aussi, désormais reconnue.
LA VILLA MADIE
La Villa Madie vient en effet de décrocher une étoile. Et ce alors même que la tourmente a failli balayer le grand rêve du chef aixois; son association avec Enrico Bernardo n'ayant pas fait long feu. La star de l'oenologie, élu meilleur sommelier du monde en 2004, n'a pas su trouver ses marques dans la petite cité balnéaire et s'en est retourné à Paris. A CAssis, Banzo n'a pas cherché à dupliquer dans un autre cadre, son Clos de la Violette. Il y teste une toute autre cuisine, plus légère.